Le traitement de l’erythro-couperose
Le ou les lasers employés pour réaliser un tel traitement le sont sur la décision et l’expertise du praticien qui décide du plan de traitement en fonction de la taille, de la profondeur des vaisseaux, de la couleur de la peau.
Le patient est vu une première fois par le praticien qui va réaliser le traitement, qui explique la procédure de manière complète et informe son patient de tous les aspects (effets secondaires éventuels, nécessité d’arrêt de travail, suite post opératoire etc.).
Au décours de ce premier entretien, il est délivré un devis, ainsi qu’un consentement éclairé écrit au patient qui le signe.
Après un délai de réflexion, le patient est traité. La peau est démaquillée, des lunettes de type coque de protection sont mises en place pour protéger les yeux de l’effet nocif du laser et toute la surface à traiter est illuminée en une fois lors de la séance. Le traitement peut nécessiter 1 à 3 séances successives espacées de quelques semaines pour obtenir le meilleur résultat possible.
Il s’agit d’un acte non pris en charge par les organismes de sécurité sociale.
Le coût dépend de la surface à traiter. L’acte lui-même est qualifié de désagréable et non pas de douloureux puisqu’il est rapide et qu’un jet de gaz préimpulsionnel vient rafraîchir la peau avant chaque impact limitant ainsi la douleur pour le patient.
Dans les heures qui suivent apparaissent un œdème, un purpura (tache rouge bleuté) plus ou moins important selon les paramètres mise en œuvre. Ces symptômes régressent en quelques jours (de 5 à 14 jours) selon l’énergie de lumière utilisée.
Dans ces conditions, et sur un traitement du visage un arrêt de l’activité professionnelle est parfois nécessaire et doit être anticipé.
Il n’y a pas de risque de cicatrice avec un tel traitement
Angiome plan
Adulte :
Un angiome plan est une malformation vasculaire de naissance qui peut avoir une épaisseur de 1mm dans le derme superficiel et dont le diamètre des vaisseaux est très variable. L’angiome nécessite plusieurs passages de traitements successifs c'est-à-dire plusieurs traitements sur une même zone afin de traiter l’angiome couche par couche de la superficie vers la profondeur.
Si possible toute la surface de l’angiome est traitée lors de la même séance et l’intervalle entre 2 traitements est de 3 mois. Il est difficile de prédire le nombre de séances nécessaires pour traiter un angiome : un angiome peut nécessité 5 à 10 séances pour obtenir le meilleur résultat possible qui n’est pas toujours la disparition complète de l’angiome.
Il est possible d’utiliser les techniques d’anesthésies locales par contacts (crème Emla ou crème Anesderm) ou par injections tronculaires d’anesthésie permettant d’anesthésier des surfaces cutanées étendues comme par exemple la partie médio faciale. Ce traitement est chez l’adulte le plus souvent réalisé lors d’une simple anesthésie par cryogène (gaz froid). Il s’agit d’un acte bénéficiant, après entente préalable, d’une codification de la sécurité sociale.
Enfant et nourrisson :
Alors que les adultes n’ont pas eu la chance de pouvoir bénéficier d’un traitement par laser alors qu’ils étaient petits, nous débutons le traitement des angiomes plans vers l’âge de 6 mois chez l’enfant.
Cette malformation congénitale des vaisseaux réagit le mieux au traitement si celui-ci est débuté tôt dans la vie.
Si l’angiome plan est petit le traitement peut se faire sous anesthésie locale par crème Emla ou Anesderm sinon il faut avoir recours à l’anesthésie générale avec toutes les contraintes sécuritaires que ces techniques imposent.
En effet, le traitement est douloureux pour l’enfant et nécessite donc une analgésie parfaite. Ces gestes sont effectués dans le cadre de la clinique conventionnée du Diaconat à Mulhouse. Il faut de 3 à 10 séances espacées de 3 mois pour obtenir le résultat le meilleur qui n’est pas forcément la disparition de l’angiome.
Néanmoins c’est chez le petit enfant que le taux de disparition totale de l’angiome est le plus élevé. Nous avons eu la chance de bénéficier d’un environnement hospitalier qui nous a permis de traiter plusieurs milliers d’angiomes plans chez l’adulte et chez l’enfant depuis 1992. Il est important que de tels traitements puissent continuer à ce pratiquer malgré une codification de sécurité sociale devenue très défavorable depuis 2005.
Il s’agit d’un acte nomenclaturé par la caisse de sécurité sociale et partiellement remboursé.
Le coût est en proportion de la surface traitée. Il est entendu que le traitement d’un angiome plan du visage ce fait dans le cadre d’une prise en charge pluridisciplinaire impliquant pédiatre, le dermatologue, l’ophtalmologiste, le neurologue, et parfois le stomatologiste.